Pourquoi les enseignants se contredisent-ils parfois sur l’enseignement de l’écriture ?

La réponse tient en une phrase : parce qu’ils n’ont pas été suffisamment voire pas du tout  formés à assurer cet apprentissage.

Alors, comme la très grande majorité d’enseignants du primaire sont des personnes dotées d’une grande conscience professionnelle, elles essaient de se former comme elles peuvent, sur les forums d’enseignants, auprès de collègues plus expérimentés ou en faisant confiance à des fichiers vendus chez les fournisseurs de matériel scolaire. Lire à ce sujet un article intéressant de ma collègue  Laurence Pierson :

http://www.ecritureparis.fr/faq-foire-aux-questions-/faqcbm_381447/10/

Or, l’enseignement de l’écriture ne s’improvise pas plus que celui des mathématiques  ou de la lecture. Et, si on ne connaît pas soi-même la « norme » de formation de chaque lettre, si on a une  idée fausse de la manière dont il faut tenir son crayon et de la posture adéquate à adopter, on transmet ces erreurs aux élèves.

 Certains enfants,  la plupart heureusement,  vont corriger d’eux-mêmes et s’adapter pour écrire bien quand même ou alors ils vont rencontrer l’année suivante un enseignant plus au fait de cet enseignement qui parviendra à remédier à cet apprentissage mal engagé. Cependant quelques-uns vont rester attachés à une posture et à un  geste inadéquats (cahier tenu bien « droit », « e » en deux parties dits e apraxiques, « pattes » devant  les a et les c, œilletons exigés sur les r et les s …).

C’est parmi ces derniers que l’on va trouver les enfants ayant besoin  de rééduquer leur écriture.